Des parcelles abandonnées mise à disposition de producteurs bios

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C’est un article très intéressant qui est paru le 27 janvier sur Reporterre.

La ville

Moëlan-sur-mer, petite commune en bord de mer (Finistère, Bretagne).

Une activité économique en berne

Jusque dans les années 70, la commune vivait de la mer mais aussi de la terre. Les pêcheurs avait leur parcelle en bord de mer qu’ils fertilisaient avec les algues. Agriculture familiale oblige, les terres servaient à faire pousser les fruits et légumes, les céréales et à faire paître les animaux. Comme partout, les gens ont petit à petit délaissé le dur travail de la terre et de la mer. En quelques dizaines d’années, quantité de terres cultivées sont devenues friches. Au gré des successions, les parcelles sont devenues de plus en plus petites, représentant peu d’intérêt pour la production agricole, mais très attrayantes financièrement pour peu qu’elles passent en constructibles.

Une décision audacieuse

En 2014, un nouveau maire est élu ; il ne se résout pas à laisser la commune sans activité locale.  Avec son équipe, il décide d’appliquer l’article L125-1 et suivants du code rural. Pour simplifier, cette article permet à toute personne de signaler au préfet une terre laissée en friche depuis au moins 3 ans. Si après étude d’une commission, il s’avère que c’est bien le cas, le propriétaire sera mis en demeure d’exploiter ou de faire exploiter la terre.

Les bénéfices de la démarche

  • relancer l’économie locale par la création d’emplois et la vente de produits frais et locaux : fruits, légumes, herbes aromatiques, fleurs. Cette production alimentera les marchés locaux et la restauration collective des environs.
  • diversifier le paysage, assurer l’autonomie alimentaire de la ville et sauvegarder les terres agricoles.
  • favoriser la biodiversité par la multiplication de milieux différents (milieux naturels et milieux cultivés en bio)

1/3 des terres récupérées

Sur 350 hectares de terres inexploitées, 120 hectares ont ainsi été mis à disposition de producteurs que le prix du foncier aurait empêché de s’installer.

Cette démarche a été contestée par certains propriétaires qui ont argué que, même s’ils conservent la propriété de leur terre, cette procédure constitue une atteinte à leur droit de propriété. C’est maintenant la justice qui devra statuer. Si les tribunaux confirment cette décision, cela pourrait donner des idées à d’autres maires.

A quand des légumes made in Bassin d’Arcachon ?

Catherine

Catherine

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